Face aux enjeux économiques, énergétiques et environnementaux auxquels elles sont confrontées, les villes s’interrogent sur les évolutions qu’elles sont dans la nécessité d’entreprendre, concernant notamment : le développement économique et l’emploi, le logement, la cohésion sociale, les mobilités rapides et lentes, la gestion de l’eau, la gestion des risques et des vulnérabilités (face aux inondations par exemple), la gestion des déchets, la lutte contre le changement climatique et les ilots de chaleur, la réduction de la pollution, le respect de la nature et de la biodiversité, etc. Ponctuellement, des solutions techniques et organisationnelles, et des exemples de bonnes pratiques existent aujourd’hui, et celles-ci leur sont proposées dans chacun de ces domaines, soit par la voie de l’ingénierie spécialisée, soit par celle des réseaux de villes, nationaux ou européens.

Ces solutions sont généralement mises en œuvre de façon sectorielle, et évoluent de façon incrémentale, mais elles restent difficiles à mettre en cohérence entre elles dans des plans d’action plus globaux, que ce soit à court ou à long terme. En termes de gouvernance, il s’avère en effet souvent complexe de coordonner les services d’une même collectivité, de même qu’il est parfois difficile de les cogérer entre public et privé ou d’y faire participer la société civile, qu’il s’agisse d’entreprises, d’associations ou de simples citoyens…

Ces enjeux ont conforté l’Institut CDC pour la Recherche d’initier un programme de type recherche-action consacré au développement de stratégies innovantes pour des aires urbaines de moyenne importance. La présente étude en constitue la première étape exploratoire.