IPCity est un projet de recherche impliquant 10 laboratoires répartis dans 6 pays européens. Son programme est partiellement financé par le 6ème programme cadre de la CE. Son objectif est d’explorer les technologies de réalité mixte (MR) et d’étudier leurs applications dans les environnements urbains,  dans des domaines tels que l’urbanisme collaboratif, les grands évènements urbains, l’histoire des villes, ou les jeux vidéo éducationnels.

Un des enjeux du projet est de faciliter la communication entre les acteurs d’un même projet urbain, et de leur offrir un ensemble de technologies portables, mobiles et légères, pour leur permettre de débattre collectivement du passé ou de l’avenir de leur ville. L’objectif est de faire sortir ces technologies des laboratoires pour les rapprocher de la vie quotidienne. Le projet IPCity a consisté dans un premier temps à identifier et spécifier ces prototypes. Il a ensuite permis de les expérimenter dans des situations réelles qui ont été menées dans différentes villes européennes : Paris, Vienne, Helsinki et Cologne.

Les expérimentations menées dans le cadre de ce projet nous amènent à penser que la réalité mixte pourrait faciliter l’émergence de nouveaux langages de représentation du projet urbain qui favorisent le dialogue entre ses différents acteurs, professionnels et profanes. Leur vision dynamique de la scène urbaine, les interactions qu’ils facilitent, la fusion qu’ils opèrent entre la ville réelle et la ville virtuelle, leur capacité à appréhender la ville à l’échelle réelle, constituent une véritable rupture avec les modes de représentation actuels. Ces technologies permettent d’engager des véritables passerelles entre les maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre d’une part, et les représentants de l’usage et les gestionnaires des espaces urbains de l’autre. A ce titre, elles pourraient engendrer des outils d’aide à la décision très interactifs entre les acteurs situés en amont des processus de conception qui ont une vision de l’objet final mais ne sont pas sûrs de la façon dont il sera vécu, et les acteurs situés en aval qui n’ont aucune compétence technique sur la façon de le réaliser mais qui ont une réelle expertise sur le vécu d’un espace.