Si l’automobile, puis les transports en commun ont longtemps été privilégiés par les politiques de mobilité des grandes villes européennes, la marche se trouve aujourd’hui au coeur des réflexions, comme réponse aux enjeux du développement durable. Elle s’impose en effet dans son rapport aux autres modes de déplacement, facilite l’accessibilité et relie l’ensemble des activités qu’offre la ville : consommation, travail, loisirs, culture, détente… L’enjeu des villes est non seulement de faire cohabiter les divers modes de déplacement dans l’espace public, mais aussi de relier les différents types d’usages et d’usagers. Les cas de Paris, Lyon, Amsterdam, Londres, Copenhague, Lausanne et Vienne sont ici analysés. Quel est le contexte spécifique de chacune de ces villes ? Quelles stratégies de partage développent-elles ? Quelles innovations conceptuelles et technologiques associent-elles à ces pratiques ? L’ouvrage éclaire la façon dont le piéton trouve sa place dans le processus de rééquilibrage de l’espace public et comment la lenteur peut représenter une culture garante d’une certaine qualité de vie.