Face au réchauffement global, la ville, qui se caractérise le plus souvent par un milieu dense, est soumise à des effets d’îlot de chaleur urbains, facteurs de dysfonctionnements et d’inconfort. Ce phénomène est provoqué par l’accumulation d’un grand nombre de facteurs : urbanisme dense, circulation automobile intense, minéralisation excessive et déficit de végétal et d’eau dans les espaces publics, etc. Parallèlement, divers phénomènes météorologiques tels que les événements pluvieux sont à prendre en considération, tout comme les épisodes de sécheresse et l’incertitude sur les régimes des vents. Les différentes stratégies élaborées par les métropoles pour lutter contre le réchauffement climatique sont partielles et restent largement empiriques. Elles conduisent néanmoins à une remise en cause de l’élaboration de projets architecturaux, urbains et paysagers à différentes échelles.

Ministère de l’environnement et du développement durable, IFORE, Paris, 2016

EHESS, séminaire du CAMS, Systèmes complexes en sciences sociales, 2016